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Le Sauveteur de touristes – Eric Lange

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couv42366297Avec Le sauveteur de touristes, je repars pour un tour du côté des éditions Taurnada qui avaient déjà attiré mon attention sur le titre Palissade. Une fois de plus, le résumé annonçait une histoire si particulière que je n’ai pu résister à l’envie de tenter un nouveau partenariat pour découvrir un peu mieux un catalogue composé de titres résolument originaux. C’est ainsi que je me suis retrouvée embarquée dans un techno-thriller fou qui est devenu un petit coup de cœur pour moi. Je pense même pouvoir affirmer qu’il s’agit de ma meilleure expérience de partenariat jusqu’à présent.

Résumé : Journaliste-reporter de guerre spécialiste des images et vidéos choc, Tom Harlem est la cible d’un attentat pendant une mission. De retour en France et encore très marqué, il pète littéralement les plombs devant le cynisme de son employeur. Viré, ruiné, recherché par un tueur auquel il doit de l’argent, il se retrouve obligé d’accepter un étrange contrat pour sauver sa peau. La jeune héritière d’une grande fortune a mystérieusement disparu pendant son dernier voyage en Asie. Tom devra exploiter ses contacts plus ou moins fréquentables à travers le monde pour retrouver ses traces, et mettre à jour un complot totalement dingue.

Il est des livres sur lesquels on pourrait écrire des pages entières pour en souligner tous les défauts, et d’autres avec lesquels il est plus compliqué de s’étendre. Le sauveteur de touristes est un petit roman de 170 pages qui respecte totalement sa fonction, celle de distraire d’un bout à l’autre en proposant une intrigue aussi tirée par les cheveux que cohérente (eh oui, il fallait le faire !). L’écriture est agréable. On se laisse de suite embarquer par la narration à la première personne de Tom, et rien ne vient gâcher le voyage. Le ton de Eric Lange est assez grinçant, on ne passe pas à côté des critiques à peine voilée de certaines institutions modernes, mais il arrive heureusement à ne pas trop en faire. J’ai craint, au début, d’avoir droit à de la critique facile style vieux punk sur le retour. Cependant, l’humour, et la finesse de la plume permettent d’éviter les phrases « coup de poing » qui se parodient elles-mêmes. L’affaire autour d’Open Life est tellement burlesque qu’on ne pourrait pas reprocher à l’auteur de trop en faire… C’est assumé, et c’est ce qui rend l’histoire si bonne.

En fait, tout est absolument exagéré. On peine à croire qu’il est possible de tenir une bonne intrigue en allant au Moyen-Orient, en France, à Bangkok, en Inde, aux États-Unis, en Égypte, en Angleterre, en Australie en si peu de pages. Non seulement le changement échevelé de décor se passe bien, mais pour chaque pays, une nouvelle ambiance prend le relais. En quelques mots, Lange nous offre la vision, les odeurs, la vie d’un autre territoire. Le lecteur est véritablement transporté, comme assez rarement dans un récit où l’on découvre des mondes encore inconnus. J’ai souvent eu la sensation qu’un carnet de voyage s’était tout simplement glissé au milieu du scénario, mais tout s’adapte suffisamment bien à l’intrigue pour qu’elle ne devienne pas un bête prétexte à étaler des observations de globe-trotter.

Les personnages qui jalonnent la route de Tom sont aussi assez incroyables. Il fallait oser, par exemple, faire du plus gros crack de l’informatique une sorte de gourou bicéphale à double pénis terrés dans les rues miséreuses de Bangkok. Dis comme cela, on pourrait croire à une blague. Au fond, c’en est une mais, à ce moment, il semble déjà acquis que tout sera insolemment trop énorme pour être vrai.
Au final, tout en gardant le ton du roman noir, Eric Lange va nous mener peu à peu sur une intrigue qui flirte avec la science-fiction. Il serait difficile d’en dire plus, hélas, la technologie prend rapidement une place importante dans le récit.

Si vous êtes à la recherche d’une lecture sympathique, sans prise de tête mais avec un certain nombre de références culturelles pour décoller un peu de chez vous (et donner, qui sait, des idées de vacances pour les plus téméraires), je conseille la lecture du Sauveteur de touristes. Plus mitigée sur Palissade, je suis désormais convaincue que suivre les publications de Taurnada peut réserver de bonnes surprises.

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Palissade – Franck Villemaud

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Palissade-franck-villemaudEn parcourant la liste du dernier masse critique Babelio, je me suis laissée tenter par la quatrième de couverture intrigante de Palissade, petit roman publié par les jeunes éditions Taurnada. Comme découvrir un livre, un auteur, et un éditeur est toujours un plaisir, je me suis donc réjouie de pouvoir faire les trois à la fois en recevant le livre dans ma boîte aux lettres. Un « Thriller », comme c’est indiqué sur la couverture, classification devenue un peu fourre-tout mais, si on se passera ici d’une enquête criminelle, ou du profil psychologique finement établi d’un tueur, le noir est bien présent, et s’affirme même de manière étonnante.

Résumé : Remis de sa séparation, Fred quitte l’hôpital psychiatrique et semble décidé à commencer une nouvelle vie dans une petite maison à l’arrière d’un immeuble. Son goût pour le rock, ses qualités de guitariste, lui attirent la sympathie de Roland, son unique voisin, un quinquagénaire alcoolique à la vie dissolue. Une amitié faite de musique, nuits blanches et sévères gueules de bois va se créer entre eux le temps d’un été, avant que tout ne finisse par dégénérer…

Critique : Palissade est le genre de lecture qui fait du bien de temps en temps, rapide, franche, pleine de sensibilité. L’écriture m’a semblé patiner un peu au début, notamment à cause d’une ponctuation hésitante, mais le ton tranché du narrateur s’affirme très vite. On entre très facilement dans sa vie, les ambiances décrites, ses sentiments et impression. Palissade est un texte qui respire l’expérience par tous les mots. Nous ne sommes pas dans le fantasme d’un auteur, on devine qu’une très large partie de ce qui nous est raconté appartient au réel, tant au niveau de la rupture amoureuse au début, que dans les soirées bien arrosées ou le personnage de Rolland. Qui n’a croisé aucun Rolland au détour d’un chemin ou même, comme Fred, à une période un peu trouble de son existence ? C’est tout à fait le type de personnage qui m’inspire autant de sympathie que de rejet. J’aime y voir l’ombre de certaines connaissances, je déteste pourtant qu’on les rappelle à ma mémoire. Pendant une partie de ma lecture, j’avais aussi dans la gorge l’âpre goût des lendemains de soirées qui s’achèvent en blackout.

L’amitié qui se lie entre Fred et Rolland est terriblement crédible, je me suis aisément laissée prendre au piège des apparences, celle de l’éternel « bon ami de bibine » qui s’invite un jour, devient d’un coup meilleur ami, ne part plus, a tous les soirs une nouvelle aventure éthylique à commencer. Et les jours défilent sans qu’on les voit, jusqu’à ce qu’on réalise qu’on y laisse peut-être un peu trop sa tête. Rolland est ce genre de personne, le soutien moral qui a trop besoin de se sentir approuvé dans sa vie débauchée pour te vouloir du bien. Et là, évidemment, les choses commencent à dégénérer. La thématique de l’ami oppressant m’inspire toujours, puisqu’elle est prétexte à créer un huis-clos psychologique vraiment angoissant, rend personnages comme lecteurs paranoïaques, et promet en général une chute inattendue.

S’il serait impossible d’en dire plus au risque de gâcher toute la surprise, je peux dire que le renversement de situation est surprenant. L’auteur nous donne quelques pistes, mais rien qui permette de deviner où il va nous mener. Quand un roman donne des soupçons, nous prépare à être surpris et réussi à le faire, c’est toujours une belle prouesse. Par contre, et là je vais souligner un bémol qui fait que Palissade ne sera pas le coup de cœur qu’il aurait pu devenir. Si le coup de théâtre est beau, je n’ai pas cru un seul instant à la fin. Les personnages sont bien cernés, tout le côté judiciaire laisse cruellement à désirer. Je regrette que l’auteur n’ait pas apporté plus de soin à cet aspect. On peut évidemment excuses les non-dits, le fait de ne pas vouloir s’embêter de descriptions trop administratives, mais les zones d’ombres ne doivent pas céder à la facilité, même si le roman est à l’origine l’adaptation d’une pièce de théâtre (format qui se permet plus facilement les invraisemblances). Parfois, des fins sont très tentantes, on aimerait les écrire, mais confronté à la complexité du réel, on se rend compte qu’il faudrait faire de sacrées acrobaties scénaristiques pour les faire entrer dans le domaine du possible. Alors, peut-être qu’en y travaillant plus, Franck Villemaud y serait arrivé, mais dans l’état, c’est trop surréaliste pour ne pas faire hausser un sourcil. Un peu déçue donc, cependant, Palissade reste une bonne lecture qui trouvera un véritable écho aux abonnés des amitiés à problèmes, fêtes chaotiques et séduira avec son basculement plutôt osé.

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Le Chemin d’Ombres – Patrick Eris

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couv1024159Un livre, une rencontre, et maintenant, la critique. Publié en 1989 aux éditions Fleuve Noir, Le Chemin d’Ombre a trouvé une seconde vie en 2013 dans la collection poche de Lokomodo. Bien que l’action se passe en Angleterre, il n’est donc plus trop tard pour découvrir avec Patrick Eris un petit thriller d’anticipation à la française.

Histoire : Dans un futur proche, un groupe de psychologues, médecins et ingénieurs se réunissent autour d’une invention qui doit établir une connexion entre les rêves. Coupés du monde en pleine campagne anglaise, ils font passer une série de tests à trois malades à la psyché brisée. Les résultats ne sont pas très probants. Mais quelques meurtres inexpliqués sèment bientôt la confusion dans le pays.

Une vingtaine d’années après sa publication, Le Chemin d’Ombre a subi une grande réactualisation. Au lieu de revenir avec une SF un peu datée, Patrick Eris a laissé au placard les vieilles technologies de la première version pour celles qui nous entourent. Avec son écriture très moderne, le roman parvient à donner l’illusion de la nouveauté dans le catalogue des éditeurs.
La forme a l’avantage d’échapper aux modes littéraires qui ont marqué les années 80. Elle s’inscrit assez adroitement dans l’héritage fantastique laissé par le XIXe siècle puis Lovecraft en optant pour une action en huis-clos. Tous les éléments du roman d’horreur sont réunis : la grande maison perdue dans la campagne, le conciliabule des docteurs, l’étrange machine qui pourrait bien révolutionner le monde, et des cobayes perçus comme fous. Il ne reste plus qu’à laisser les personnages faire monter la tension jusqu’à l’éclatement final.

L’intemporalité du livre rend, finalement, l’intrigue assez secondaire. On apprécie l’ambiance vieillie du décor dans un univers contemporain, et les portraits des personnages clés qui sont l’un des points forts du livre. Si tout commence à travers le regard d’une psychologue (Marion), le lecteur découvrira très vite le passé déchiré des êtres sensibles qu’un groupe d’intellectuels va projeter froidement dans le monde des rêves. Vont-ils y trouver la paix ? L’incroyable invention réussira-t-elle là où les plus grands spécialistes de la psychiatrie ont baissé les armes ? Ce n’est pas l’important. L’écriture très fluide de l’auteur, la sensibilité de ses observations, permet surtout quelques grands moment de plaisir avec des passages très justes sur la souffrance des rejetés, des oubliés. Tous, piégés dans le refus de la réalité, cherchent à vivre sans parvenir à se réconcilier avec un vécu troublé. Si les caractères ne sont pas très appuyés, en tenant parfois trop de l’archétype médical, la simplicité et l’évidence des mots employés font passer de très bons moments.
Plus faible restera le thème du roman. Dans les années 2010, les rêves communs qui s’incarnent dans la réalité ont été rebattus sous toutes les formes, et Le Chemin d’Ombres, avec sont format très court, apporte peu d’idées. La quête des personnages soumis à l’expérience scientifique est très prévisible. On quittera donc l’histoire sans avoir rien appris, mais avec un souvenir assez ému pour les âmes perdues qui ont croisé notre chemin le temps d’une lecture.

Le Chemin d’Ombres
est ce genre de titre que l’on peut dévorer en une journée. Le style coule tout seul, l’ambiance est agréable, le rythme ne laisse pas un seul temps pour l’ennui. Plus proche de la novella que du roman par sa structure peu attachée aux détails, c’est aussi une très bonne entrée dans l’univers d’un auteur français familier d’une tradition fantastique qui prend ses racines en Grande-Bretagne et capable d’adopter avec naturel une narration assez anglo-saxonne. De ce point de vue, je dois dire que je n’avais pas adhéré si facilement à l’écriture d’un hexagonal depuis très longtemps. A mettre sans hésiter entre les mains d’adolescents égarés quelque part entre les rayonnages dystopies et urban fantasy des mauvaises productions young adults.

Note : Ah, et j’allais presque oublier mes remarques habituelles sur la couverture… Je tiens donc à ajouter que l’illustration est vraiment très jolie. ça fait même très pochette d’album pour un groupe abonné aux scènes obscures.

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Scream Test – Grégoire Hervier

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scream testJ’avais juré de ne rien acheter au salon du livre jeunesse de Montreuil. Je n’y allais que pour y faire du repérage, pour avoir le plaisir de dire que « j’y étais », parce que ça fait toujours bien, etc. Evidemment, comme toujours, j’ai fini par craquer sur un stand, celui du Diable Vauvert, un éditeur qui me fait de l’œil depuis de nombreuses années. Ça devient presque une habitude. Dès que je croise un auteur de cette maison en dédicaces, je cède. Il faut bien soutenir les indépendants qui nous plaisent, et, même si ce sont les auteurs américains qui m’ont amenée vers le Diable (Poppy Z. Brite, Scott Heim), j’ai beaucoup de curiosité pour les français qu’ils publient.
La découverte de Grégoire Hervier a d’abord été très humaine. Entre un slasher dans une téléréalité internet et une dystopie orwelienne, il y avait de quoi discuter des heures, partager des références, des idées, en oubliant presque de passer par la caisse. Je suis finalement repartie avec le thriller et sa couverture sanglante tout à fait indiquée pour montrer de saines lectures pendant ses pauses au travail, et, cette fois, le roman n’a pas attendu l’année suivante pour devenir autre chose qu’un titre sur une étagère. Je l’ai lu dans la semaine. Une histoire plus légère, écrite pour tenir en haleine, à côté de toutes les choses très moyennes que j’ai difficilement terminées ces derniers mois, était la bienvenue pour me sauver d’une profonde lassitude de la lecture.

Histoire : Sans être d’une originalité exceptionnelle, le speech sait retenir l’attention. L’idée d’une téléréalité où les candidats sortants sont littéralement éliminés est amusante. Forcément, nous y avons tous déjà pensés un jour. Ici, il n’y aura pas de jeu de survie cependant. Les candidats n’ont aucun contact avec l’extérieur, l’émission est aussi plate que Loft Story. Ils sont six, il n’en restera qu’un seul. Ils ont six jours pour faire leurs preuves, ou mourir si le public ne parvient pas à les sauver…

Critique :

Scream Test est une bonne lecture pour qui veut plonger dans un slasher rapide, efficace, qui emprunte au thriller sans adhérer complètement au genre. Etant une lectrice très peu portée sur tout ce qui touche au polar, ce dernier point m’allait très bien. Les amateurs de film d’horreur reconnaîtront d’ailleurs beaucoup de références et de clins d’œil aux formules classiques des scénarios, à commencer par le choix des personnages de l’émission. Tous incarnent l’archétype d’un slasher. Il n’y a donc pas de réel suspens sur le dénouement de chaque journée. Une fois les présentations faites, l’ordre d’exécution est, pour ainsi dire, déjà donné : la pimbêche et le sportif d’abord, la vierge et l’asocial en dernier. En bon spécialiste du cinéma, et plus particulièrement de celui auquel il rend hommage, l’auteur assume le pastiche en nouant une agréable connivence avec son lectorat. Nous frôlons parfois la parodie, avec les bévues ridicules du FBI ou le cliché d’un tueur fan de Marilyn Manson, mais sans tomber dans une mauvaise surenchère. L’humour est implicite, il est même dommage que l’auteur ne l’assume pas davantage.

D’ailleurs, le défaut principal du livre est bien là. Beaucoup de bonnes idées, mais une exploitation encore trop timide. Les personnages ne sortent pas de la caricature, l’enquêtrice ne parvient pas à s’affirmer, elle ne sert qu’à faire progresser l’enquête et nous suivons tout en surface. Le choix de ne presque rien dire de ce qui se passe à l’intérieur de l’émission est un parti pris défendable, mais qui semble retenir beaucoup d’analyse possible. Nous en apprenons très peu sur le quotidien des victimes, et, par conséquent, nous n’avons pas le temps de nous y attacher un minimum pour être dérangé par leur mort ou par le chagrin de leur famille. C’est ennuyeux dans la mesure où l’auteur donne très rapidement toutes les clés en main pour connaître une très large partie du dénouement.

Malgré de bons arguments, Scream Test restera donc un livre distrayant, assez dynamique pour fonctionner mais trop rapide si l’on cherche à trembler ou à réfléchir sur le phénomène de société qu’est la téléréalité. Dans sa hâte, l’auteur passe à côté d’un certain nombre d’éléments qui auraient pu donner un impact très lourd au texte. L’idée de forcer les gens à payer pour empêcher l’exécution des concurrents, avec les conséquences évidentes d’un tel plan (des parents qui se ruinent pour sauver leurs enfants) avait de quoi créer beaucoup de malaise, comme la course à la gloire désespérée, et manquée, d’adolescents dupés par leurs écrans trop colorés.
Un autre regret concerne les très nombreuses références et historiques qui viennent rompre la narration. L’auteur hésite encore entre le roman et l’essai, comme s’il nous livrait ses notes de lectures au lieu de les mettre en pratique de manière concrète, vivante, au sein même de l’action. Il est toujours possible d’y voir les maladresses d’un premier roman, une certaine difficulté à se lâcher, à trouver ses marques, alors que toutes les bases sont posées pour aller plus loin. Parfois empesée, l’écriture reste cependant agréable, et s’affine au fil des pages. C’est dynamique, la structure est maîtrisée, et le point positif est que nous n’avons pas le temps de nous ennuyer.

Ce n’est certes pas la découverte de l’année, mais j’ai passé un bon moment avec cette lecture et ne peux que la conseiller pour un bon moment de détente. En ce qui concerne l’auteur, j’attends avec intérêt de lire la suite de son travail.

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Chroniques de livres

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A
Anthologie Alternative Rock
Anthologie Créatures
Anthologie Folie(s)
Anthologie Malpertuis VI
Antho-noire… pour nuits de légendes
Anthologie Robots

B
J. G. Ballard – Sécheresse
Clive Barker – HellraiserRobert Benchley – L’économie, pour quoi faire ?
Dermot Bolger – Une illusion passagère
Ivan Bounine – Coup de soleil et autres nouvelles

C
Gail Carriger – Sans âme
Julien Cendres – A la splendeur abandonnée
Ronaldo Correia de Brito – Le jour où Otacilio Mendes vit le soleil

D
Degüellus – Pestillence

E
Patrick Eris – Le Chemin d’ombres

F
Delphi Fabrice – L’araignée rouge
Jeanne Faivre d’Arcier – L’Opéra Macabre
F. Scott Fitzgerald – Les heureux et les damnés
F. Scott Fitzgerald – Gatsby le magnifique

G
Emile Goudeau – Dix ans de bohème
Elizabeth Gaskell – Nord et Sud

H
Hallgrimur Helgason – La femme à 1000°
Scott Heim – Nous disparaissons
Grégoire Hervier – Scream Test
Michel Houellebecq – Extension du domaine de la lutte
Huysmans – Nouvelles

J
Maxim Jabukowski – Confessions d’un pornocrate romantique

K
Philip K. Dick – Humpty Dumpty à Oakland

L
Eric Lange – Le Sauveteur de touristes

M
G. R. R. Martin – Le Trône de fer 1 & 2
Fitzroy McLean – Dangereusement à l’est

N
Kim Newman – Anno Dracula

O
Pola Oloixarac – Les théories sauvages

P
Mervyn Peake – La trilogie de Gormenghast
Mervyn Peake – Titus dans les ténèbres
Alexandre Postel – Un homme effacé

R
J. K. Rowling – Une Place à prendre

S
Lucien de Samosate – Éloge du parasite

T
J. R. R. Tolkien – La Communauté de l’anneau

V
Franck Villemaud – Palissade

W
Roland C. Wagner – Rêves de gloire
Evelyn Waugh – Ces corps vils
Edith Wharton – Le temps de l’innocence

Z
Emile Zola – Le Ventre de Paris

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Participation à mon premier concours de nouvelles

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Hier, je suis allée poster une nouvelle pour mon tout premier concours. Je ne pensais pas oser le faire un jour et je suis plutôt heureuse d’être allée au bout de ma démarche.

L’inspiration m’avait complètement quittée avec mon Master de recherches. Entre les exposés et le simili mémoires à préparer, la partie imaginaire de mon cerveau refusait de s’activer. Néant total depuis janvier. J’ai songé pendant l’été à le réactiver, ce ne fut pas un grand succès, mis à part de vagues écrits pour du jeu de rôle (histoire de ne pas prendre de risques ni perdre la main).
Ce sont de vagues cours d’écriture en classe qui m’ont remotivée. Grâce à mes études, j’ai eu connaissances de quelques concours que je me suis laissée de côté, au cas ou, si jamais le thème m’inspirait une aventure… Les projets n’étant pas trop entamés en novembre, je pouvais bien me permettre une ou deux fantaisies personnelles.
Le sujet d’un concours de roman noir, en particulier, me tournait en tête. Une nouvelle avec l’obligation d’être sombre ? ça restait dans mon registre. Les consignes étaient assez libres pour ne pas contrarier ma créativité et me permettre d’utiliser mon texte futur en dehors de ce contexte.
Tout se précipita dans ma tête après un appel téléphonique de ma mère au sujet d’une veille tapisserie. Je tenais déjà les personnages et la fin de l’histoire.
Pour respecter les délais, je me suis imposée une page d’écriture presque tous les soirs, ce qui représente environ 2h de travail pour moi.
Il y a eu des doutes comme toujours, la crainte de ne pas être à la hauteur du projet, de ne pas être capable de respecter le nombre minimal de pages (bien heureusement dépassé !). Puis, au bout du compte, vient le moment de conclure et les grandes hésitations. J’avais une fin en tête dès la première phrase. Sur le coup, elle m’a semblée trop brutale. J’ai voulu en dire un peu plus, le résultat recevait des avis mitigés. Après de longues tergiversations, je suis donc revenue à mon idée initiale, preuve qu’il ne faut jamais contrarier son instinct !
Par souci de confidentialité, je ne peux malheureusement vous en dire plus pour l’instant. Contentez-vous de savoir que l’action principale se déroule dans un château. Les résultats arriveront au printemps, j’en donnerai un aperçu à ce moment (une éternité sur internet, je sais…).

D’ici-là, je vais m’atteler à la rubrique « Mes textes » et poursuivre d’autres projets qui s’écartent un peu du roman et de la nouvelle (impératifs universitaires obligent).