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Participation à mon premier concours de nouvelles

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Hier, je suis allée poster une nouvelle pour mon tout premier concours. Je ne pensais pas oser le faire un jour et je suis plutôt heureuse d’être allée au bout de ma démarche.

L’inspiration m’avait complètement quittée avec mon Master de recherches. Entre les exposés et le simili mémoires à préparer, la partie imaginaire de mon cerveau refusait de s’activer. Néant total depuis janvier. J’ai songé pendant l’été à le réactiver, ce ne fut pas un grand succès, mis à part de vagues écrits pour du jeu de rôle (histoire de ne pas prendre de risques ni perdre la main).
Ce sont de vagues cours d’écriture en classe qui m’ont remotivée. Grâce à mes études, j’ai eu connaissances de quelques concours que je me suis laissée de côté, au cas ou, si jamais le thème m’inspirait une aventure… Les projets n’étant pas trop entamés en novembre, je pouvais bien me permettre une ou deux fantaisies personnelles.
Le sujet d’un concours de roman noir, en particulier, me tournait en tête. Une nouvelle avec l’obligation d’être sombre ? ça restait dans mon registre. Les consignes étaient assez libres pour ne pas contrarier ma créativité et me permettre d’utiliser mon texte futur en dehors de ce contexte.
Tout se précipita dans ma tête après un appel téléphonique de ma mère au sujet d’une veille tapisserie. Je tenais déjà les personnages et la fin de l’histoire.
Pour respecter les délais, je me suis imposée une page d’écriture presque tous les soirs, ce qui représente environ 2h de travail pour moi.
Il y a eu des doutes comme toujours, la crainte de ne pas être à la hauteur du projet, de ne pas être capable de respecter le nombre minimal de pages (bien heureusement dépassé !). Puis, au bout du compte, vient le moment de conclure et les grandes hésitations. J’avais une fin en tête dès la première phrase. Sur le coup, elle m’a semblée trop brutale. J’ai voulu en dire un peu plus, le résultat recevait des avis mitigés. Après de longues tergiversations, je suis donc revenue à mon idée initiale, preuve qu’il ne faut jamais contrarier son instinct !
Par souci de confidentialité, je ne peux malheureusement vous en dire plus pour l’instant. Contentez-vous de savoir que l’action principale se déroule dans un château. Les résultats arriveront au printemps, j’en donnerai un aperçu à ce moment (une éternité sur internet, je sais…).

D’ici-là, je vais m’atteler à la rubrique « Mes textes » et poursuivre d’autres projets qui s’écartent un peu du roman et de la nouvelle (impératifs universitaires obligent).

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Entrez dans mes autres mondes…

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Ici, vous trouverez quelques textes sortis des tiroirs (mais pas trop non plus, rassurez-vous), un projet de roman (genre de thriller) en cours ainsi que – je l’espère – de fraîches nouveautés !

De par sa nature récente, ce blog me demande encore beaucoup d’attention. Je complèterai cette catégorie très prochainement alors un peu de patience et les histoires apparaîtront…

Projet de roman
Les amants du faucheur

Genre : Sorte de thriller.
Pour l’instant, l’introduction et les deux premiers chapitres se présentent sous la forme d’un monologue : un nécrophile ouvertement amoral nous fait partager son cynisme et sa passion morbide en allant à la rencontre d’être perdus sur le pavé, déjà morts à l’intérieur… D’autres personnages seront intégrés dans le 3e chapitre, prévu pour une date non déterminée.
Introduction : un tueur ordinaire
Contient un avant-propos qui en dira un peu plus sur le contenu.

Les Nouvelles

Remise à zéro
Genre : Science-fiction, dystopie
« La tour de Babel n’est pas notre rêve, Ils vous ont menti… » (Janvier 2013)

La véritable histoire d’un lapin de Pâques
Genre : Un lapin en chocolat parle, mis à part ça, tout est normal !
Un lapin en chocolat attend son acheteur derrière une vitrine colorée. Le destin lui désigne un vieil alcoolique, “pour son fils”, comme il dit, en échouant dans le bistrot du coin… (Eté 2011)

Une légende germaine
Genres : Histoire d’un autre temps, quelques influences épique, et thème homosexualité/Transgenre assez présent.
Quand la femme du chef d’une tribu germaine revient avec un corps d’homme après s’être baignée dans une source sacrée, le village est sous le choc. Rien, pourtant, ne laissait prévoir l’intervention des dieux…  (Eté 2011)

Travaux Universitaires

Les heureux et les damnés, la génération perdue selon Fitzgerald
Un exposé présenté en M1 sur la génération d’après-guerre dans les années 20. Les heureux et les damnés raconte les dérives d’une aristocratie en mal de repères. C’est ce que je me propose d’analyser ici, Francis S. Fitzgerald étant un auteur qui trouve beaucoup d’échos en moi.
(Décembre 2011)

 

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Est-ce érotique ou pornographique ?

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Confessions d’un pornocrate romantique

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La couverture des éditions Blanche.

J’aime qu’un livre me surprenne, qu’il s’extirpe des codes habituels pour entraîner le lecteur dans un univers particulier sans craindre l’indécence. Confessions d’un pornocrate romantique avait tout pour m’inviter à la lecture : un titre amusant, un genre intrigant (du roman noir érotique par un ancien auteur de sf) et un speech plein de promesses.

J’ai découvert Maxim Jakubowski alors que je travaillais sur mon projet de recherches de M1 dans une interview où il parlait de J. G. Ballard. Comme ce nom ne me disait rien, je suis donc allée voir ses livres de plus près. Les résumés m’ont tenté. Voyez pour celui du Pornocrate : Une ancienne strip-teaseuse bibliophile et tueuse à gages est engagée pour retrouver le dernier manuscrit qu’un auteur érotique coureur de femmes aurait laissé avant de mourir. Parallèlement à cette enquête, se mêlent alors des chapitres désordonnés de l’ouvrage, un pour chaque aventure. Il apparaît cependant rapidement que toutes ces histoires ne mènent qu’à une seule femme.

Ça m’a semblé cool pour une petite lecture tranquille qui me sortirait de mes thèmes habituels (je ne suis pas une grande adepte du polar). L’ennui, c’est que, finalement, il s’agit moins d’un roman noir que d’un livre érotique sur toute la première partie. Et, quand je dis érotique, je pèse assez mes mots. Les scènes ne nous épargnent aucun détail, les descriptions sont servies par des métaphores plus crues et écœurantes que la réalité même. J’avais bien du mal à comprendre ce que l’auteur essayait de faire, exciter le lecteur ? C’est raté, c’est risible. Certains passages s’étendent sur une dizaine de pages en déployant tout le grotesque d’un film porno. Je les ai subies mal à l’aise avec le sentiment que ce livre ne s’adressait définitivement pas à moi. Le scénario n’avance pas tant chaque personnage se prend l’envie de faire l’amour partout au bout d’une page de sérieux. La surenchère de sexualité ne sert absolument pas l’histoire, est d’un voyeurisme dérangeant, franchement lassant. Si quelques scènes vulgaires servies de pratiques SM au rabais peuvent vous amuser ou émoustiller, aucun doute que vous passerez un bon moment…

Car, mis à part cela (les ¾ du livre tout de même), je ne regrette pas d’être allée au bout de la lecture. L’auteur a l’avantage d’avoir une écriture cultivée dont on sent la maturité (tant qu’il évite les scènes de sexe, qui lui vont finalement fort mal). Le personnage de la « tueuse » et de l’auteur sont maîtrisés, assez rapidement sympathiques et, c’est bien parce qu’ils retiennent notre intérêt que l’on poursuit pour plonger plus en avant dans leur psychologie. J’ai également apprécié le côté très musical de l’oeuvre. Amateur de vieux rock  country et de jazz, Jakubowski ne se prive pas pour donner ses références à ses personnages, et associer leurs souvenirs à des groupes. J’aime beaucoup la connexion des arts en littérature. Non, il y avait vraiment de quoi créer une ambiance générale très sympa.

La révélation finale n’est pas folle, puisque nous savons très tôt que le « pornocrate » enchaîne les conquêtes à cause d’une fêlure amoureuse (logique), mais bien amenée. Au final, Confessions d’un pornocrate romantique me donne l’impression d’une œuvre brouillon, qui aurait pu être intéressante et agréablement subversive, mais passe à côté de ses thèmes pour se concentrer sur « la baise ».

Un livre à ne conseiller qu’aux amateurs de littérature érotique à tendance pornographique. Les autres pourrons passer leur chemin sans rien manquer.

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Marilyn Manson et Rob Zombie au Luxembourg

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Par le plus grand des hasards, le premier article parlera de musique. C’est une passion que je ne pourrais dissocier de l’écriture même si j’en parle malheureusement moins bien. Je voulais néanmoins vous toucher quelques mots sur le concert pour lequel j’ai traversé la France : Marilyn Manson et Rob Zombie à la rokhal du Luxembourg. Deux bonnes têtes d’affiches pour le prix d’une, autant dire que ça ne se refuse pas.

J’ai l’impression que les groupes qui me font vraiment envie ont monté un genre de complot pour me narguer depuis l’Est. Alors, comme toujours, on va me dire « Oui mais Rennes c’est cool, il y a ce festival de musiques electro » … Sauf que l’electro rock ou l’electro un peu conceptuelle c’est un peu rangé dans la catégorie « musiques actuelles », donc, la programmation n’est pas folle, on la retrouve un peu partout en France autour d’événements à plus petite échelle. Certain parleront du Hellfest et autres festivals impliquant groupes de rock populaires et métal mais, ce n’est pas franchement mon truc. Je me rappelle juste que, si je n’ai jamais regretté de ne pas vivre en Bretagne en regardant les dates des groupes qui m’intéressent, ce n’est finalement pas pour rien.
Après avoir manqué Hanzel und Gretyl en Moselle et autres bonnes choses à Strasbourg, je me sentais mal de manquer l’affiche du 1er décembre.

Départ en train le samedi matin, tout se passe bien jusqu’à Charleville-Mezières et, en descendant sur le quai, voilà qu’on m’annonce une grève surprise. « Pas de train ». Dans les Ardennes, ce département dont on entend jamais parler mis à part pour la chasse au sanglier, voilà qu’on se pique d’organiser des grèves sncf locales sur toute la semaine… Le concert était à 2h de là. Les seuls trains en service allaient à Sedan. Je me suis vue un instant héroïne d’un film  angoissant qui aurait pu s’appeler « Perdue dans les Ardennes ». Heureusement, les fonctionnaires ayant bien compris que personne ne voulait rester coincé dans une telle région, nous avons eu droit à un taxi.
J’ai fini le trajet avec une chauffeur à l’accent terrible et deux cinquantenaires très intrigués par le motif de mon périple, « heu je viens de Rennes pour un concert de métal industriel… » et, évidemment, j’ai eu droit au grand classique du « Ah oui, comme Métallica, je n’aime pas trop cette musique ». Comme j’avais un magazine d’Obsküre sur les genoux j’ai essayé de communiquer en leur montrant la couverture, puis j’ai finalement abandonné pour profiter du no man’s land que nous sillonnions.

Marilyn Manson

Je l’avais vu en 2010 et, en somme, il n’y a pas grand-chose de plus à noter. Manson n’est pas très démonstratif sur scène, l’ambiance ne décolle que timidement dans la salle. Mes amis ont regretté une set-liste trop axée sur le dernier album qui est apparemment très fade (je ne suis pas très au fait de son actualité). L’enthousiasme était bien sûr là sur les inévitables classiques que sont Personal Jesus, Sweet Dream, Mobscene, Antechrist superstar.

Une chouette mise en scène également, toujours étudiée avec le même soin. Après, nous restons bien évidemment dans le style du chanteur qui était très porté esthétique fasciste (avec un drapeau américain à l’encart bleu revisité sur Personal Jesus). Mais, inutile de s’inquiéter, nous avons tout de même eu droit à une apparition en costume de pape et une Bible a été littéralement mangée sur un pupitre nazi. J’ai senti davantage une volonté d’aller vers le second degré que dans la provocation. C’était plutôt agréable.

Rob Zombie, Luxembourg

Rob et son T-shirt “I love Luxembourg”.

Rob Zombie

LA véritable tête d’affiche. A la réponse « Tu es venu pour quel groupe ? » qui tournait beaucoup dans le public, tout le monde répondait « Rob Zombie bien sûr, Manson c’est le bonus ! ». Eh oui, un peu dépassé le pauvre Manson avec ses provocations trop années 90 et des albums qui ne parviennent plus à réveiller le passions de The golden age of grotesque. Avec Rob Zombie on a, comme on peut s’en douter, du zombie, de la série b, des robots géants et autres créatures déjantées.
Première musique, la fosse est complètement en feu. J’ai passé la moitié du concert à surveiller mes arrières et à essayer désespérément de rester à ma place.
Sur scène, Rob est génial, complètement fou et survolté. Ses musiciens ont de l’espace pour se défouler aussi, les solos de John 5 passent aussi bien que les chansons, et c’est un plaisir de les voir s’éclater aussi franchement. Au milieu de ce joyeux chaos musical que sont Jesus Frankenstein , Sick Bubble-Gum, Mars Need Women, etc l’écran diffuse des extraits de série b ou des personnages animés, tandis que de grands automates s’invitent sur scènes : monstres et robots de tous genre. Parfois, ce sont même des machines, comme un char géant qui sera chevauché par Rob pendant une chanson.
Le concert se termine comme il a commencé, vraiment trop vite. C’est à peine si l’on comprend pourquoi les lumières se rallument dans la salle.
Le public reste encore un peu pour fouler du pied les confettis qui recouvrent le sol à la recherche de médiators, et il est temps de partir.

Eh bien que dire pour conclure… Je n’avais plus vécu une telle ambiance depuis la dernière tournée de NIN. Ça valait bien ce voyage !

John 5, Rob Zombie, Luxembourg

John 5 et un robot qui passait par là…

 

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